Combien y a-t-il d'accordeurs de piano à New York ?

18 mai 2017

Pierre-Gilles de Gennes accueillait la promotion d'élèves-ingénieurs par une conférence inaugurale, le premier jour de la rentrée. De nombreux témoignages d'alumni évoquent la force singulière de ce discours, mémorable. Après quelques années, il semble que PGdG ait pris l'habitude de poser la question "Combien y a-t-il d'accordeurs de pianos à New York ?", afin de montrer qu'avec des hypothèses simples d'ordre de grandeur, un ingénieur peut répondre rapidement à ce type de question qui paraît a priori difficile, sans entrer dans des recherches de données précises et laborieuses.

- "Un ingénieur se doit de connaître les ordres de grandeur" par Daniel Kendé (91e) - "L’enseignement qui m’a été offert ce jour-là m’accompagne encore" par Benoît Pradet (99e) - "Il faut observer plutôt que de vouloir imposer son modèle" par Paul Bouvet (101e) - "C'est grâce à PGdG et son prix Nobel que l'École a été pérennisée" par Clarisse (105e) - "Ce jour-là, j’ai appris la moitié de ce que j’allais apprendre à PC" par Sylvain Gilat (107e) "Il nous montrait ce qui était attendu de futurs ingénieurs de l’École" par Hendrik Dock (109e) - "Son discours inaugural a marqué à tout jamais ma vie d'ingénieur" par Arnaud Spinelli-Audouin (119e)

Pierre-Gilles de Gennes avait lui-même écrit en 2002 une retranscription de cette conférence inaugurale : Des ingénieurs de recherche : pourquoi ? comment ?

Comme PGdG l'indique d'ailleurs, l'exercice mental des accordeurs de piano est emprunté à Enrico Fermi ; il concernait Chicago (et non New York) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Estimation_de_Fermi

Ce discours est aussi retranscrit dans le livre "L'Extraordinaire Pierre-Gilles de Gennes" de Françoise Brochart-Wyart, David Quéré (100e) et Madeleine Veyssié.

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