"Nous sommes "contaminées" par cette pluridisciplinarité tant défendue par Pierre-Gilles !"

21 sept. 2017

"Il y a 10 ans, Kalina démarrait tout juste sa thèse et Laura passait le Bac. La première n’a que peu connu Pierre-Gilles de Gennes alors que la seconde n’a pas eu l’occasion de le croiser dans les couloirs de l’ESPCI Paris. Pourtant, nous sommes aujourd’hui toutes les deux « contaminées » par cette pluridisciplinarité tant défendue par Pierre-Gilles ! Introduire l’enseignement de la biologie en école d’ingénieurs, concept particulièrement novateur à l’époque, est aujourd’hui une évidence : essor des biotechnologies, conscience écologique accrue, opportunité d’innovation durable par le biomimétisme. En 2000, Pierre-Gilles présentait déjà les produits remarquables de la nature : les performances mécaniques du collagène, l’autoréparation des os, la fabrication de la silice des diatomées dans des conditions de chimie douce, la rhéologie du mucus de l’escargot… Pour chacun de ces sujets, la diversité et la complémentarité des enseignements de l’ESPCI Paris permettent d’explorer le vivant, d’en comprendre les mécanismes physico-chimiques fondamentaux et de chercher à les transposer vers des applications industrielles. Avec beaucoup d’humilité, Pierre-Gilles reconnaissait la complexité du vivant : « on est dans un rapport comparable à un dessin d’enfant par rapport à la Madone de Léonard de Vinci »."

Kalina Raskin (121e) et Laura Magro (128e)

Conférence : Les matériaux biomimétiques : de la nacre aux muscles artificiels, par Pierre-Gilles de Gennes (29 septembre 2000) -- Retour vers la page "Pierre-Gilles de Gennes : les alumni se souviennent..."


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